Les scandales

Samsung touché au cœur par le scandale de corruption

En 2017, M. Lee, vice-président du navire amiral du groupe Samsung Electronics, est soupçonné d’avoir soudoyé la confidente de l’ombre de Mme Park, Choi Soon-Sil, à hauteur de près de 40 millions de dollars, en échange de faveurs politiques.

S’il est reconnu coupable, M. Lee risque plusieurs années de prison. Mais d’autres capitaines d’industrie ont bénéficié d’une certaine clémence face à des accusations de ce type, à commencer par son propre père, Lee Kung-Hee, victime d’une crise cardiaque en 2014.

Le patriarche, sous lequel l’obscure firme électronique s’était muée en groupe mondial, avait été reconnu coupable en 1996 d’avoir soudoyé le président Roh Tae-Wooo. Il avait été condamné à une peine de prison avec sursis avant d’être gracié un an plus tard.

Evasion fiscale

En 2008, il avait été reconnu coupable d’évasion fiscale et de manquements à ses devoirs après les révélations d’un ancien avocat de Samsung sur une caisse noire secrète pesant des milliards de dollars. Là encore, il avait bénéficié d’un sursis et d’une grâce présidentielle.

La famille Lee ne détient que 5 % du capital de Samsung mais elle contrôle le groupe via un écheveau complexe de participations croisées entre filiales.

Samsung aurait acheté Mme Choi pour obtenir le feu vert du gouvernement à une fusion controversée entre deux entités, considérée comme cruciale pour une transmission du pouvoir en douceur.

Certains actionnaires s’étaient opposés avec virulence à l’opération au motif que l’une des entités avait été délibérément sous-évaluée.

(Source: Ouest-France)

fr_FRFR_FR